Il était une fois un petit poney

Ce petit poney vivait dans un jardin, 
mais il avait l'étrange manie de se prendre pour un humain. 
Un poney dans mon frigo est son histoire, tout juste à peine un tout petit peu romancée.





Un poney dans mon frigo 
 Texte : Raffaella Bertagnolio ; Illustrations : Julie Mellan  
Poche 128 pages, à partir de 8-9 ans  
Lire c'est partir 2017


Vive les vacances!

Elles sont déjà finies mais les prochaines seront bientôt..
Alors pour fêter ça, un grand livre pour les vacances, avec dedans des jeux pas tactiles et surtout des histoires pleines de personnages irritants, voire détestables, et d'autres que vous reconnaîtrez peut-être...

Vive les vacances !

Textes : Raffaella Bertagnolio ; Illustrations : Olga Demidova 
Album 64 pages, Editions Fleurus, juin 2017.

Sandokan, le tigre de malaisie

Petits et moins petits, on a adoré cette série... 


C'était l'adaptation d'un roman d'Emilio Salgari : Les Tigres de Mompracem ("Le Tigri di Mompracem").

En 1848 dans la mer de Malaisie, Sandokan, devenu pirate par vengeance, combat l'impérialisme des britanniques occupant la région, afin de protéger son île de Mompracem, ses habitants et leur liberté. 
Il est traqué par Lord James Guillonk, l'oncle de Marianne, la jeune femme qui a choisi de s'enfuir avec lui. Son fidèle ami, le portugais Yanez l'accompagne et le soutient dans ses combats et ses aventures rocambolesques.

Emilio Salgari est un auteur italien du 19e siècle, spécialiste des romans d'aventure destinés aux enfants et aux adolescents. Il a été peu traduit en France, bien qu'il ait rencontré beaucoup de succès en Italie et dans les pays anglo-saxons.


Sandokan le pirate de Malaisie, le protagoniste de ce récit, est son personnage le plus connu. Il apparaît dans onze romans, dont certains ont fait l'objet de traductions et d'adaptations cinématographiques, télévisuelles ou littéraires, telles que Le
Retour des Tigres de Malaisie
de Paco Ignacio Taibo II (éditions Métailié) ou Sandokan, Tigre de Malaisie, bande dessinée d'Hugo Pratt et Milo Milani (éditions Casterman).



Après des mois d'un travail d'équipe avec une co-traductrice au  patronyme également italien (Odile Bertagnolio) et un illustrateur au patronyme pas du tout italien (Thierry Laval), voilà enfin terminée une traduction des Tigres de Mompracem, qui cherche à présent un éditeur.

En voici quelques lignes : 
Dans la nuit du 20 décembre 1849, un violent ouragan se déchaînait sur Mompracem, île sauvage à la sinistre réputation, située dans la mer de Malaisie à quelques centaines de milles des côtes occidentales de Bornéo, et repaire de redoutables pirates. Dans le ciel, les nuages poussés par un vent furieux laissaient tomber sur les sombres forêts de l'île de terribles averses. Sur la mer soulevée par le vent, se heurtaient dans le désordre et se brisaient avec fureur d'énormes vagues, confondant leurs mugissements avec les explosions du tonnerre.

Ni dans les cabanes alignées au fond de la baie, ni sur les fortifications qui les défendaient, on n'apercevait de lumière. Il n’y en avait pas davantage sur les nombreux navires ancrés au-delà des récifs, sous les bois, ou sur la surface tumultueuse de la mer. Cependant, un voyageur arrivant de l’est aurait pu distinguer, sur la cime d'un très haut rocher se détachant à pic sur la mer, deux points lumineux, deux fenêtres éclairées. A travers un labyrinthe de tranchées et de terre-pleins effondrés, de palissades arrachées, de gabions éventrés, parmi lesquels on apercevait encore des armes brisées et des ossements humains, une vaste et solide cabane s'élevait, surmontée d'un grand drapeau rouge orné en son centre d’une tête de tigre.

Une pièce de cette habitation était éclairée. Ses parois étaient couvertes de lourdes étoffes rouges de velours et de brocards de grand prix, mais chiffonnées, déchirées et tachées par endroits. Le sol disparaissait sous d’épais tapis de perse éblouissants d'or, mais eux aussi salis et abîmés. Au centre de la pièce, une table d'ébène incrustée de nacre et ornée de garnitures d'argent était chargée de bouteilles et de verres de cristal. Dans les angles se dressaient de grandes bibliothèques en partie détruites, pleines de vases débordants de bracelets d'or, de boucles d'oreilles, de médaillons, de précieux objets sacrés tordus ou écrasés, de perles provenant sans doute de célèbres pêcheries de Ceylan, d’émeraudes, de rubis et de diamants scintillant comme autant de soleils sous les reflets d'une lampe dorée pendue au plafond. Dans un coin, trônait un divan turc aux franges arrachées, dans un autre, un harmonium d'ébène au clavier tailladé. Dans une confusion indescriptible étaient répandus tapis enroulés, splendides robes, tableaux de maîtres, lampes et bouteilles renversées, verres entiers ou brisés, ainsi que des fusils indiens ornés d'arabesques, des trombones d'Espagne, des sabres, des cimeterres, des haches, des poignards et autres pistolets.

Dans cette chambre si étrangement meublée, un homme était assis sur un fauteuil boiteux. Il était grand et élancé, avec une puissante musculature, des traits énergiques, masculins, fiers et d'une étrange beauté. Des cheveux longs lui tombaient sur les épaules et une barbe très noire entourait son visage légèrement halé. Il avait le front haut, ombragé de sourcils hardiment arqués, une petite bouche laissant entrevoir des dents scintillantes comme des perles, et deux yeux très noirs, d'un éclat brûlant qui aurait fait baisser n'importe quel autre regard.

Il était assis depuis quelques minutes sous la lampe, le regard fixe et les mains crispées sur le cimeterre qui pendait d'une large bande de soie rouge serrée autour d'une casaque de velours bleu brodée d'or. Un terrible grondement, secouant la cabane jusqu'à ses fondations, le tira brusquement de cette immobilité. Il jeta en arrière ses cheveux longs, assura sur sa tête le turban orné d'un splendide diamant gros comme une noix, et se leva soudain, regardant autour de lui d’un air lugubre.
- Il est minuit, murmura-t-il. Et il n'est pas encore rentré !

Il vida lentement un verre rempli d'un liquide couleur d'ambre, puis il ouvrit la porte, s'engageant d'un pas ferme entre les tranchées qui défendaient la cabane et s'arrêta au bord du grand rocher au pied duquel la mer rugissait furieusement. Il resta là quelques minutes, les bras croisés, immobile comme le rocher qui le soutenait, aspirant avec plaisir le souffle effrayant de la tempête et plongeant le regard sur la mer démontée. Puis il fit demi-tour, rentra dans la cabane et s'arrêta devant l'harmonium. Il fit courir ses doigts sur le clavier, tirant des sons rapides et qui avaient quelque chose d’étrange, de sauvage, puis qui ralentirent et s'éteignirent dans les grondements du tonnerre et les sifflements du vent.

Soudain, il tourna la tête vers la porte laissée entrouverte. Il se pencha, tendit l’oreille, puis sortit rapidement et s'avança jusqu'au bord du rocher. A la rapide lueur d'un éclair, il vit une petite embarcation aux voiles baissées entrer dans la baie et se faufiler entre les navires à l’ancre. Il approcha de ses lèvres un sifflet d'or et envoya trois notes stridentes. Un sifflement aigu lui répondit.
- C'est lui, murmura-t-il ému. Il était temps !

Cinq minutes plus tard, un homme enroulé dans un ample manteau gorgé d'eau surgit devant la cabane.
- Yanez ! S'exclama l'homme au turban en le serrant contre lui.
- Sandokan ! Répondit le nouveau venu, qui parlait avec un accent étranger. Brrr ! Quelle nuit d'enfer mon frère.
- Viens...
Ils entrèrent dans la pièce illuminée, fermant la porte. Sandokan remplit deux verres et en offrant un à l'étranger qui s'était débarrassé de son manteau et du fusil qu'il portait en bandoulière, lui dit avec un accent presque affectueux :
- Bois, Yanez.
- À ta santé, Sandokan.
- À la tienne.
Ils vidèrent les verres et s'assirent à table. Le nouvel arrivant était un homme de trente-trois ou trente-quatre ans, à peine plus âgé que son compagnon. Il était de taille moyenne, robuste, à la peau très blanche. Ses traits étaient réguliers, ses yeux gris, ses lèvres moqueuses et fines. Il était de toute évidence européen, probablement méridional.

- Yanez, demanda Sandokan avec émotion. As-tu vu la fille aux cheveux d'or ?

Et comme rien ne nous arrête, nous nous lançons dans la traduction de deux autres titres de ce cycle indo-malais d'Emilio Salgari, dont le pirate malais est le héros.

Où t'es papa ?

C'est un petit canard à la recherche de son père.
Évidement, impossible de le trouver...
Mais n'importe qui peut pas faire l'affaire.
Et le petit canard ne va pas renoncer...
 Papa où es-tu ?
Texte de Raffaella Bertagnolio ; Illustrations de Thierry Laval
Mini Album 16 pages
Pour apprendre aux tout petits les noms des animaux et de leurs bébés.
Éditions lire c'est partir, septembre 2016
Et il n'est même plus en rupture de stock.

Sam du marais

Comme indiqué sur la quatrième ci-dessus, 
ce petit roman raconte les aventures de Sam du marais.
Il est illustré par Thierry Laval, 
poète rural bien connu des alligators, 
et édité par Lire c'est partir, 
maison d'édition de l'inénarrable Vincent Safrat. 
Il est en théorie destiné à des lecteurs à partir de 9 ans, 
mais personnellement je vous déconseille de le lire, 
car il est truffé d'inexactitudes, voire de mensonges éhontés... 
et surtout il ne respecte rien.

Le marais de la peur 
Texte : Raffaella Bertagnolio ; Illustrations : Thierry Laval 
Poche 96 pages, à partir de 9 ans
Lire c'est partir, Septembre 2015

J'aime bien les ogres...

Un petit ogre propre et gentil à en désespérer sa famille...


Ces ogres-là auraient pu ressembler à ça...

Ils ressemblent finalement à ça :

Le petit ogre qui voulait apprendre à lire
Texte : Raffaella Bertagnolio ; Illustrations : Sophie Hérout
Album 32 pages ; 5- 6 ans
Lire c'est partir, septembre 2016

Et le petit ogre existe aussi en CD Audio !

Le joli salon de Blaye...

Les 10 et 11 décembre, dans la citadelle, avec pour la jeunesse :
Corinne ALBAUT (auteure), Christophe BATAILLON (auteur/illustrateur), Amandine CADUSSEAU (illustratrice), Sébastien CHEBRET (illustrateur), Yves-Marie CLEMENT (auteur), Yann COUVIN (illustrateur), Marc DANIAU (auteur/illustrateur), Philippe DAVID-MAUFRAS (auteur), Paul ECHEGOYEN (illustrateur), Jeanne FAIVRE D’ARCIER (auteur), Guillaume GUERAUD (auteur), Marion GUILLON-RIOUT (illustratrice), Philippe JALBERT (auteur/illustrateur), LAPOUM’ (auteur), Jean-Christophe MAZURIE (auteur / illustrateur), Alan METS (auteur/illustrateur), Dana MONCEAU (auteure), Pauline AMELIE-POPS (illustratrice), Franck PREVOT (auteur), Bénédicte RIVIERE (auteure), Ghislaine ROMAN (auteure), Anne SAMUEL (auteure), Jo WITEK (auteure), et moi-même.

Lire c'est un peu partir


Le 20 juillet, autour du Lac de St Christoly, 
Lapoum' a conté "Pourquoi?", l'histoire de Mina, la curieuse fillette.

A chaque arrêt du parcours, 
Marion Guillon-Riout, Thierry Laval et Jean-Christophe Mazurie 
ont mis l’histoire en images.



Des histoires qui chatouillent les narines...

Au propre et au figuré car il y a pour de vrai des pastilles odorantes à tripoter (deux pour être précise, une au début et une à la fin du livre). 
Enfin, au propre il faut le dire vite, car il s'agit tout de même des aventures d'un chevalier qui ne s'est jamais lavé, d'un loup qui ignore l'usage de la bosse à dents, d'un ogre qui sent l'ogre, d'un pirate qui sent très fort le poisson et d'un putois qui ferait n'importe quoi pour sentir... le putois. Il y a bien une princesse qui sent la framboise, mais ça ne va pas durer...


Et encore plus rigolo, il y a même des histoires qui chatouillent les narines polonaises !

Le puissant Despieds

Le Chevalier Despieds n'a jamais perdu un combat. 
Et pour cause, tous ses ennemis s'enfuient à son approche... On se demande bien pourquoi ?
Le Chevalier Despieds
Texte : Raffaella Bertagnolio ; Illustrations : Laurent Richard
Collection Histoires qui chatouillent les narines
Editions Fleurus, 2015, Album 32 pages, 4-7 ans

Petit Putois


Petit Putois sent la vanille, et c'est vraiment trop la honte pour un putois ! Il ferait donc n'importe quoi pour sentir... le putois.
Le Putois à la vanille
Texte de Raffaella Bertagnolio ; Illustrations de Madeleine Brunelet
Collection Histoires qui chatouillent les narines
Editions Fleurus, 2015, Album 32 pages, 4-7 ans

L'haleine du loup

C'est l'histoire d'un loup cruel et rusé, super fort et carnivore. Hélas, il a un gros problème d'haleine. 
Il demande l'aide des animaux de la forêt qui vont bien rigoler.
Le loup qui sentait la fraise
Texte de Raffaella Bertagnolio ; Illustrations de Mélanie Grandgirard
Collection Histoires qui chatouillent les narines
Editions Fleurus, 2015, Album 32 pages, 4-7 ans

Hildegarde et Verditron

Il y a toujours une princesse, alors la voilà. 
Elle est belle et blonde, elle est rose et elle sent bon. 
Heureusement la sorcière va nous arranger ça !

La princesse Framboise

Texte de Raffaella Bertagnolio ; Illustrations d'Ariane Delrieu 
Collection Histoires qui chatouillent les narines
Editions Fleurus, 2015, Album 32 pages, 4-7 ans

Et encore un ogre !

Et celui-là est au chocolat...
L'ogre au chocolat
Texte de Raffaella Bertagnolio ; Illustrations de Florent Bégu
 Collection Histoires qui chatouillent les narines
Editions Fleurus, 2016, Album 32 pages, 4-7 ans

Le pirate Arrête

C'est vrai qu'il ne sent pas très bon. Mais surtout, il terrifie ses ennemis qui toujours le supplient : "ARREEEETE!"... 
C'est pourquoi on l'appelle "Le Pirate Arrête". 
Va-t-il enfin trouver son maître ?
Le Pirate Kipulepoisson
Texte de Raffaella Bertagnolio ; Illustrations de Carine Hinder
Collection Histoires qui chatouillent les narines
Editions Fleurus, 2016, Album 32 pages, 4-7 ans

Loups y êtes-vous ?

Six contes traditionnels traditionnels évoquant le loup, 
racontés pour des enfants à partir de 4 ans.
Pas mieux écrits que dans les versions de Charles Perrault ou des frères Grimm, 
mais plus accessibles pour les petits petits. 
A lire au coin du radiateur pendant les longues soirées d'hiver.
Jolis contes de loups et de petits enfants à croquer
  Illustrations magnifiques d'Eric Puybaret et de Dogan Oztel
Collection contes de mon enfance
Editions Fleurus, Albums 64 p, 4-7 ans

Ogres y êtes-vous ?

Six contes traditionnels traditionnels évoquant les ogres
racontés pour des enfants à partir de 4 ans.
A raconter encore et encore.
Jolis contes d'ogres et de petits enfants à déguster
Illustrations Paola Escobar, Eric Puybaret et Gemma Roman 
 Collection contes de mon enfance
Editions Fleurus, Albums 64 p, 4-7 ans

Encore des contes

Six contes traditionnels populaires de tous les continents, 
racontés pour des enfants à partir de 4 ans.

Jolis contes du monde entier
  Illustrations d'Eric Puybaret et de Caroline Attia Larivière
Collection contes de mon enfance
Editions Fleurus, Albums 64 p, 4-7 ans

Toujours des contes

 Six contes de Perrault
racontés pour des enfants à partir de 4 ans. 
Jolis contes de Perrault
  Illustrations d'Eric Puybaret
Collection contes de mon enfance
Editions Fleurus, Albums 64 p, 4-7 ans

Maman, y a ma dent qui bouge...

 Une version du pourquoi du comment
de l'histoire de la petite souris des dents.
La merveilleuse histoire de la petite souris
  Illustrations de Gemma Roman
Editions Fleurus, Albums 48 p, 4-7 ans

Salon du livre à Paris


En dédicace : Corinne Binois, auteure-illustratrice, Marie-Florence Ehret, auteure, Pierre Fouillet, illustrateur, Gérard Hubert-Richou, auteur, Thierry Laval, auteur-illustrateur, Julie Mellan, illustratrice, Deborah Mocellin,illustratrice, Estelle Nectoux, illustratrice,  Juliette Parachini, illustratrice, Thérèse Roche, auteure, Yuiko Tsuno, artiste kamishibaï... et moi-même.

Le monstre aux doudous

Il est grand, très grand...
Il est laid, très laid...
Il est méchant, très méchant...
Et il n'aime pas les enfants... Il les déteste !

Et moi, je l'aime bien... Et visiblement (pour ma plus grande joie) les enfants aussi, puisque le monstre revient encore cette année. On peut donc affirmer 
qu'entre autres qualités, l'enfant n'est pas rancunier.


Texte Raffaella Bertagnolio, Illustrations Fabrice Mosca
Lire c'est partir, 2009, Album 16 p. 3-6 ans

Et le monstre existe aussi en CD Audio.

Pourquoi?

Parce que la curiosité insatiable d'une petite fille finit par user...
même le plus méchant des ogres.
Texte Raffaella Bertagnolio, Illustrations Fabrice Mosca 
Lire c'est partir, 2014, Album 4-5 ans, épuisé

Un petit chaperon rien que pour le plaisir

Le Petit Chaperon blayais

Ou la véritable histoire vraie du Petit Chaperon rouge


Il était une fois, dans le beau pays blayais, une petite fille de vignerons. Elle portait des chaperons qui si bien lui seyaient que partout on l'appelait le Petit Chaperon blayais. En vérité elle avait trois chaperons, un rouge, un blanc et même un rosé…
Un jour sa mère lui dit :

- Va voir comment se porte ta mère-grand, on m'a dit qu'elle était bien malade. Et porte-lui donc deux bouteilles de vin de Blaye pour lui remonter le moral. 
Le Petit Chaperon partit aussitôt son petit panier au bras. En chemin elle rencontra le loup, qui eut bien envie de la manger. Mais il n'osa point, à cause de quelques paysans dans le champ d’asperges voisin. Il lui demanda où elle allait et la fillette lui répondit qu’elle allait voir mère-grand.
- Demeure-t-elle bien loin ? demanda le loup.
- Oh oui ! Dit le Chaperon, c'est par delà la vigne !
- Hé bien, fit le loup, je veux l'aller voir aussi. Je vais par ce chemin-ci, et toi par celui-là, et nous verrons qui plus tôt y sera.
Le loup se mit à courir par le chemin le plus court, et la fillette s'en alla par le chemin le plus long, courant après les papillons et ramassant des champignons. Le loup ne fut pas long à arriver à la maison. Il heurta : toc, toc, toc.
- Qui est là ?
- C'est votre petite fille, dit le loup contrefaisant sa
 voix, qui vous apporte deux bouteilles de vin de Blaye.
La mère-grand, qui était dans son lit, lui cria, comme chacun sait :
- Tire la bobinette, la chevillette cherra ! 
Et elle ajouta 
- Chouette, on va faire la fête !
Le loup entra et allait se jeter sur la bonne femme, lorsqu'elle lui proposa :

- Vous prendrez bien un petit verre de vin ?
 Le loup surpris décida qu’il pouvait bien surseoir à son repas le temps d’un apéritif… Et se laissa servir un verre. La conversation allait bon train et la bouteille touchait à sa fin quand le petit Chaperon arriva enfin.
Les deux compères un peu pompettes décidèrent de lui jouer un tour et le loup rejoignit la mamie au lit. Le Petit Chaperon entra et fut bien étonné de voir comment sa mère-grand était faite en son déshabillé. Elle lui dit : 
- Mère-grand, que vous avez de grandes oreilles !
- C'est pour mieux t’écouter, mon enfant.
- Mais mère-grand, que vous avez de grandes dents !
- C'est pour mieux te manger ! »
Devant l’air terrifié de la fillette, les deux facétieux hurlèrent de rire en se frappant les flancs.
Le Petit Chaperon qui n’était pas rancunier rit avec eux. Et avant de rentrer à sa maison, elle leur cuisina même une belle omelette aux champignons.
C’est ainsi qu’au lit la soirée finit… Mais pas l’histoire, car ensemble mère-grand et le loup vécurent très heureux.


Véritable vérité historique rétablie par Raffaella Bertagnolio
 pour le salon du livre de Blaye, 
et spécialement dédicacée à Lapoum' et à son petit Chaperon blayais...